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Flash PEEP Janvier-Février

samedi 27 février 2016, par Webmestre Lycée

FLASH INFOS PEEP PERIER

N°3 – JANVIER - FEVRIER 2016

 

 

Notre enquête : 

 

 Le Refus Scolaire Anxieux

 

C’est en 1932, qu’est décrit pour la première fois un tableau clinique évoquant une forme particulière d’école buissonnière, une forme de non-assiduité persistante à l’école, qui sera décrite ensuite sous le terme de « phobie scolaire ».

 

Aujourd’hui ce trouble est appelé  « refus scolaire anxieux », car les mécanismes en sont complexes, variables en fonction des cas, et ne correspondent pas à ceux mis en jeu lors des phobies simples. De plus, tous les refus scolaires ne sont pas dus à des anxiétés de séparation ou, dans la plupart des cas, pas seulement. Dans le refus scolaire anxieux, « il s’agit d’enfants ou d’adolescents qui, pour des raisons irrationnelles, refusent d’aller à l’école et résistent avec des réactions d’anxiété très vives ou de panique quand on essaie de les y forcer ». Ce trouble concernerait plus de 1% des enfants d’âge scolaire ; il représente 5% des motifs de consultation en pédopsychiatrie. Il atteint les garçons comme les filles, les élèves ayant de bons résultats comme ceux  ayant de moins bons résultats, et toutes les  catégories socioprofessionnelles.

Le début du trouble est assez brutal pour les plus jeunes, mais il est souvent insidieux lors de la deuxième enfance ou de l’adolescence.

Le refus scolaire anxieux se manifeste d’abord par une détresse émotionnelle intense, avec somatisation : les trois symptômes les plus fréquemment retrouvés sont ceux concernant le système nerveux autonome (céphalées, sueurs, vertiges…), les troubles gastro-intestinaux et les troubles musculaires. On peut aussi constater de véritables attaques de panique ou des états d’agitation. Le patient peut verbaliser des peurs : peur des professeurs, peur du regard des camarades, peur d’être interrogé… Il met en place des stratégies d’évitement visant à se protéger de la situation anxiogène. On peut retrouver des facteurs déclenchants comme un changement d’établissement scolaire, un déménagement, la maladie ou le décès d’un proche, un racket sur le lieu scolaire… Il semble en outre y avoir un parallélisme entre la fréquence des troubles scolaires anxieux et la valorisation des études, tant au plan individuel et familial qu’au plan social.

 

La principale conséquence est l’absentéisme scolaire prolongé qui peut lui-même avoir des conséquences graves : désocialisation, marginalisation, isolement social et affectif, dépression.

Le refus scolaire anxieux  doit  être diagnostiqué par un médecin qui orientera le jeune en difficulté vers un spécialiste pouvant alors proposer une alternative médicamenteuse, une psychothérapie, voire une hospitalisation, en fonction du degré du trouble.

Différentes structures sont aussi à même d'aider ces élèves comme les Centres médico-psychologiques (CMP), les Centres médico-psycho-pédagogique (CMPP), les maisons des adolescents ou encore les Points accueil écoute jeunes (PAEJ).

L'Association Phobie scolaire (APS) a vu le jour pour faire reconnaitre cette maladie et a créé un réseau de correspondants régionaux destinés à venir en aide aux familles concernées.

Si les cours par correspondance sont déconseillés, le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance)  peut toutefois être une première solution, les jeunes peuvent aussi  bénéficier du Service d'accompagnement pédagogique à domicile (SAPAD) ou d'aménagements comme le Projet d'accueil individualisé (PAI) qui module l'emploi du temps de l'élève car la reprise de la scolarisation devra souvent être progressive.

À l'Espace Méditerranéen de l'Adolescence de l'Hôpital Salvator de Marseille, fondé par le pédopsychiatre Marcel Rufo, de nombreux jeunes présentant des refus scolaires anxieux peuvent  suivre des ateliers de parole, de sophrologie, de relaxation ou de web radio, ainsi que des cours dispensés par des professeurs de l'Éducation nationale. Ils peuvent même y passer leurs examens. « Quand on est phobique scolaire, il ne faut pas rester à l'école, mais il ne faut surtout par arrêter sa scolarisation »

D’une simple sensation de malaise indéfinissable à une véritable incapacité à aller à l’école, le refus scolaire anxieux est une pathologie reconnue. Il doit être pris au sérieux par les parents, les enseignants et l’équipe éducative de l’établissement scolaire. Le seul objectif pour ces adolescents doit être le retour à l’école.

 

Enquête réalisée par Luce FERRETTI

 

Actualités du lycée :

 

INFORMATIONS APB :

Une réunion d’information  APB Admission Post Bac à destination des familles aura lieu le :

Lundi 29 février à 18h en Salle Polyvalente

Les Conseillers d’Orientation de l’établissement accueilleront les familles d’élèves de terminale afin de les informer et de répondre aux questions relatives à l’orientation post-Bac et au fonctionnement d’APB.

Clôture des inscriptions APB le 20 mars 2016.

 

VOYAGE ANNUEL AUSCHWITZ

 

Une réunion préalable au voyage à Auschwitz a eu lieu le 2 Février dernier.

 

Le Lycée Perier a accueilli lors d’une soirée débat les témoignages de Monsieur Albert BARBOUT et de Monsieur Robert MISRAI, anciens déportés de l’Association Fonds Mémoire d’Auschwitz (AFMA) en compagnie de Madame Nicole COHEN, Vice Présidente.

De nombreux jeunes étaient présents.

Le voyage annuel organisé par le Lycée à la mémoire des déportés d’Auschwitz aura lieu le 1er mars 2016.

 

 

                                                               

 
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